Répliques Ostentatoires

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jeudi 16 novembre 2006

nouvelle adresse

http://ostentatoire.blogspot.com

mardi 25 avril 2006

Renaissance

Ferruccio regarda sa montre. Il était déjà huit heures. Il se leva du large fauteuil en cuir dans lequel il s'était assis, et se dirigea vers le grand miroir qui ornait la pièce, et dont le temps avait effacé presque toutes les dorures. Le temps, encore le temps… il lui semblait que le costume bleu foncé qu'il boutonnait était déjà couvert de poussière. Tandis qu'il mettait lentement ses gants blancs, avec la précision d'un officier qui s'apprête à se donner la mort, il fixait ses propres yeux dans la glace, comme pour percer le mystère des sentiments qui le secouaient depuis quelques jours. Trois longues années de formation dans une des meilleures écoles du pays seraient, dans quelques minutes, récompensées. Trois années de dur labeur, de travail sans relâche consacré entièrement à l’entrée tant espérée dans le Système. Il sentait déjà le poids du collier qu’il revêtirait, de ce sésame qui lui permettrait enfin de s’oublier lui-même, de fuir ses devoirs et ses droits pour se remettre entre les mains du Système. L’image de son père le serrant dans ses bras au moment de son départ lui revenait à l’esprit. Il lui avait semblé partir pour une guerre dont il ne devait jamais revenir, et désormais il en était sûr, c’était bien une guerre qu’il allait mener ; non pas une guerre stérile contre lui-même, contre ses propres sentiments ou contre d’autres individus, mais une guerre permanente au service du Système.
Il était maintenant impatient d’être utile, il désirait ardemment servir. Pourtant, la peur le saisissait lentement. Trois années de foi inébranlable, et il fallait que le doute s’empare de lui une heure avant la cérémonie… Ferruccio regrettait pour la première fois l’isolement essentiel à sa formation. Mais cette solitude était nécessaire pour pouvoir éprouver, une fois la cérémonie achevée, la puissance du groupe qui prendrait en main sa destinée. Car dans le Système, la solitude n’existe pas, l’individu n’existe plus, la masse prend le dessus. L’initié adore le Système, et l’initié est le Système. La hiérarchie y est telle un escalier où le commencement est aussi la fin, un cercle où l’on tourne infiniment sans autre espoir que la mort, à laquelle seuls les plus méritants sont promis. Il pensait avoir soigneusement étudié tous les avantages de son Initiation, qui le libérerait de la fatigue de l’existence agitée qui l’avait mené jusque là. Mais son désir bien humain de liberté sans entrave prenait le dessus au moment où il s’y attendait le moins, quelques minutes avant de jurer une éternelle fidélité au Système.
Son regard aiguisé fit le tour de la pièce sombre, et s’arrêta sur son arme de service, posée sur son bureau empire. Il songea à la saisir et à mettre fin à cette tempête qu’il lui semblait pourtant avoir vaincue dès son entrée dans l’Ecole. Tant d’autres l’avaient fait avant lui… Toujours immobile, il ferma les yeux et se remémora ces mots répétés, scandés chaque jour de sa formation : Virtus et Voluntas. C’étaient les seules choses auxquelles il était certain de croire, et finir là, dans cette pièce, c'était avouer à tous sa faiblesse devant le choix, sans même pouvoir s'en défendre depuis l'autre monde.
Se répétant inlassablement cette devise, il parvint enfin à rompre l’immobilité qui l’avait saisi et se mit ainsi en marche, d’un pas presque militaire, dans le long et froid couloir qui reliait le quartier des apprentis au hall du Palais Verdazzo. Tandis qu’il montait les marches de l’escalier d’apparat qui conduisait à la salle d’Investiture, il entendait de plus en plus distinctement la rumeur douce de l’assemblée des Initiés. Il se sentait comme apaisé par ce chuchotement qui résonnait dans tout le hall et l’enveloppait d’un nimbe rassurant. Décidément, c’était bien cela qu’il recherchait : l’apaisement, le repos de l’esprit, la certitude d’œuvrer pour le bien. Sa vie serait à l’image de ce large escalier bordé par des colonnes : symétrique. Ferruccio s’arrêta. Ce sentiment si étrange qui l'habita soudain, ce frissonnement incontrôlable qu'il avait dû fuir jusqu'ici, c'était bien de l'amour. Lui serait-il enfin permis d'aimer, sans même souhaiter être aimé en retour?
N'y tenant plus, il courut cette fois vers l’immense porte à double battant, l’ouvrit brutalement. Les Initiés réunis dans la salle se turent soudain, et, formant deux rangées de chaque côté de l’allée centrale, dégainèrent lentement leur sabre, tout en disant tout bas et par trois fois : « Virtus et Voluntas »… Puis le silence se fit. Ferruccio n’avait pas bougé. Il distinguait, à l’autre extrémité de l’allée, une tache rouge sur le parquet foncé. Il s’approcha lentement, plein d’appréhension, et vit le coussin pourpre sur lequel était posé le collier tant désiré.
Il le souleva avec précaution et le passa autour de son cou. Il ressentait enfin ce poids salvateur, il goûtait cette Renaissance dont il n’avait pas pu avoir conscience lors de son baptême, il pouvait enfin respirer. Il n’était plus seul.

samedi 15 avril 2006

Blague

Ça se passe du temps de la perestroïka.
Mikhail Gorbachev est en visite au Royaume-Uni. C'est Maggie, la dame de fer qui lui fait visiter une usine.
Il est 9 heures du matin et les ouvriers commencent tout juste à entrer dans le bâtiment.
Gorby: "Que font ces gens?"
Maggie: "Eh bien ils commencent à travailler!"
Gorby: "AAAARRggghhh! Mais chez nous, en URSS, on commence le travail à 5 heures du matin!"
Puis ils continuent la visite de l'usine. Vers 10 h 30, une sonnerie retentit et les ouvriers quittent leur poste de travail.
Gorby: "Où vont-ils?"
Maggie: "Oh, c'est la pause du matin. Ils ont une pause de 20 minutes."
Gorby: "AAAArrrggghhhh! Chez nous en URSS, il n 'y a pas de pause le matin."
À midi, Maggie et Gorby qui sont encore dans l'usine entendent à nouveau la sirène de l'usine, et les ouvriers quittent à nouveau leur poste de travail.
Gorby: "Et où vont-ils maintenant?
Maggie: "Eh bien, ils vont déjeuner. Ils ont une heure de pause déjeuner."
Gorby: "AAAArrrggghhhh! Une heure?!. En URSS, il n'y a que 15 minutes pour ça!"
À 14 h 15 précises la sirène résonne à nouveau, et les employés quittent leurs postes encore une fois..
Gorby: "AAAArrrggghhhh! C'est pas vrai, pas encore une pause?"
Maggie: "Eh oui... Ils ont 20 minutes de pause l'après-midi!"
À 16 h 30, la sirène siffle encore et tout s'arrête dans l'usine.
Gorby: "AAAArrrggghhhh! C'est pas vrai, pas encore une pause?"
Maggie: "Non, cette fois-ci c'est pour signaler la fin du travail
Gorby: "En URSS, le travail commence à 5 heures du matin, aucune pause, 10 minutes pour manger, aucune pause. Pourquoi ne les faites-vous pas travailler plus?"
Maggie: "Oh, mais on ne peut pas faire ça!"
Gorby: "Et pourquoi pas?"
Maggie: "Mais parce qu'ils sont tous communistes!"

vendredi 31 mars 2006

Mais la lutte pour la réforme continue...

RASSEMBLEMENT DIMANCHE 2 AVRIL PLACE DU CHATELET 15H

La participation a doublé en une semaine, elle doit encore monter!

Disons non à l'anarchie de la rue!


(attention au changement de lieu)

BRAVO!

Soulagement, émotion presque en entendant la décision de notre Président de la République, seul homme d'Etat digne de ce nom face à des politiciens dérisoires comme Bernard Thibault, Laurent Fabius, sans parler de Bruno Julliard qui n'a même pas encore accédé à ce titre.
Bref, Jacques Chirac a tout dit. En vrai homme d'Etat, il a posé le problème des institutions, rappelant qu'en démocratie, c'est le peuple tout entier à travers le parlement qui vote et non une minorité (que sont 3 millions de manifestants sur 60 millions de Français??) rassemblée dans la rue. Il renvoie ce texte au Parlement, seul arbitre de la vie politique française, et comble de sagesse, il accorde des concessions aux syndicalistes dont il a la bonté de reconnaître le "sens des responsabilités" (cela doit plutôt être un voeu pieux).

Que peut-on faire de mieux lorsqu'on est démocrate et républicain?

Déclaration du Président de la République

mardi 28 mars 2006

Effet inverse

Françoise Giroud a dit :
"La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente."
Ségolène Royal au pouvoir, la femme serait l'égale de l'homme.

vendredi 24 mars 2006

Compte-rendu d'observation de la manifestation de Jeudi

J'ai eu la "chance" d'assister jeudi à la manifestation unitaire qui passait non loin de mon lycée, boulevard Montparnasse. Je vous fait part de mes observations.

Première constatation : partout dans le cortège, des collégiens de 12 ou 13 ans. Quand ils auront l'âge de travailler, la gauche sera sûrement au pouvoir et aura résolu tous les problèmes de la France, alors à quoi bon manifester? AH j'ai trouvé! Ils manifestent contre le CPE, Conseiller Principal d'Education...
Deuxième constatation : cette manifestation ressemble étrangement à une free-party : les deux tiers ont une cannette à la main, l'autre tiers n'est plus capable de la tenir. Tiens, d'ailleurs, ce spectacle me rappelle une photo célèbre..Woodstock..tous les marginaux de France réunis main dans la main : gothiques, neo-hippies...et les costumes qui vont avec.
Troisième constatation : sans vouloir rentrer dans la polémique du caractère ethnique des violences de banlieue, il y a recrudescence de racailles (et je pèse mes mots). Au milieu, la bande de joyeux collégiens qui n'ont rien à voir- lycéens qui vont rater leur bac - étudiants qui n'ont rien à faire - syndicalistes qui se sentent obligés de faire quelque chose - marginaux inqualifiables, de chaque côté des groupes d'encapuchonnés qui n'ont pas l'air très sympathique. J'ai même pu assister à une escarmouche inter-racaille (s'élimineraient-ils entre eux??) contre les portes de l'Eglise Notre Dame des Champs. Le choix du lieu est peut-être un signe...
Quatrième constatation : les slogans des gentils adhérents de la CNT (confédération nationale des travailleurs) qui n'ont rien à voir avec le CPE : partage des richesses, partage du temps de travail. Encore faut-il travailler et s'enrichir..

Bonus : le clou du spectacle, un homme d'une soixantaine d'années, calvitie et queue de cheval, bandeau autour de la tête, portant fièrement sa pancarte vieille de 40 ans, révélative de l'esprit général : "ABOLITION DU TRAVAIL".

A vous de constater.

mercredi 22 mars 2006

Rallyes, boites de nuit, et autres fêtes nocturnes de la jeunesse dorée parisienne.

Depuis assez longtemps, je désirais écrire sur ce sujet pour le présenter à ceux qui ne le connaissent pas, et surtout pour tenter d'avoir une vision critique de ce qui est le quotidien, ou plutôt l'hebdomadaire de certains...
Tout d'abord, un petit éclaircissement sur le sujet, et particulièrement sur les rallyes. Imaginez un groupe d'environ 300 jeunes, sélectionnés sur relation pour certains rallyes, sur portefeuille pour d'autres, réunis lors de soirées dites "mondaines". Les rallyes sont certainement une invention des parents, avides de recréer un réseau d'amis à leurs enfants qui leur a été si précieux pour leur ascension ou leur maintien social. Certains d'entre eux en on fait une affaire commerciale ou affective en organisant ces soirées (environ une fois par mois pour la plupart des rallyes).
Ce tour d'horizon rapide effectué, avant d'analyser le phénomène, observons-le. Entrons au Jockey Club, dit le "Jockey", sis dans une petite rue parallèle aux Champs Elysées. J'espère que vous n'avez pas oublié votre costume, messieurs, et mesdemoiselles, je n'ai jamais compris ce qu'on pouvait mettre ou ne pas mettre dans une soirée... Après vous être pointés sur la liste (et oui, c'est une soirée privée, pour les incrusts, contactez-moi...), puis présenté comme il se doit au parents des filles (toujours des filles) qui reçoivent, vous pouvez enfin rentrer dans la soirée à proprement parler. Ouvrez les yeux, la suite est passionnante.
Le Jockey club est un ancien club de la noblesse parisienne, qui fréquentait assidûment les champs de course d'Auteuil ou de Longchamp. Les salons du haut n'étant pas ouverts au public, la soirée se déroule dans les sous-sols (probablement l'ancien fumoir ou boudoir?). Après une cinquantaine de marches, vous entrez dans une salle assez petite, cernée par deux ou trois alcôves ou se trouvent un buffet et un bar. Un petit verre de champagne, un coude sur le comptoir, que le spectacle commence!
Je dois dire qu'il m'arrive aussi de m'observer moi-même, c'est encore plus drôle...
Imaginez une freeparty avec comme musique des rocks des années 1980 alternant avec de la house ou de la variété récente, comme danse, la même en moins barbare quand il s'agit de house, en pas du tout barbare quand il s'agit de danser le rock, bref, ça ne ressemble pas du tout à une freeparty. Sur le podium s'il y en a un, un garçon, sûrement élève dans un des 10 lycées représentés , fait semblant de chanter sur la musique dont il connaît la moitié des paroles, car danser sans chanter est impensable.
Tout cela est enrobé d'une sorte de voile qui rend ce monde des rallyes (comme au Planchazackup et autres) parallèle au monde réel, comme si chaque soirée n'était qu'une pièce de théâtre savamment répétée. Les conversations sont des mascarades déconnectées de toute réalité, le mot d'ordre étant donné : faire comme si le monde extérieur n'existait pas. Un verre de champagne à la main, vous aurez parfois l'impression que ce miroir au fond de la salle n'est qu'une vitre teintée derrière laquelle un réalisateur jubile du réalisme de son nouveau film. Oui, ce costume, ces conversations, ces sentiments même parfois sont peut-être superficiels, mais ils font partie de la règle du jeu, un inconscient collectif que tout le monde a acquis malgré lui. Et gare à celui qui ne le respecte pas, il risquerait de briser la magie de cette fantastique scène de théâtre. Venir avec une chemise noire, ou même oser dire "enchanté" lui vaudra d'être exclu psychologiquement, comme un exhibitionniste perturbant un match de football.
Mais après tout, les rallyes perpétuent une tradition d'hypocrisie et de non-dit qui date de la cour du Roi Soleil. Pour y participer en toute sérénité, il suffit d'en être conscient.

Utopie

Oublie. Imagine.
Tu vis dans une petite cabane en bois de cèdre, dans la montagne. Tu as accumulé dans cette cabane tout le savoir de l'Humanité. L'unique mission que tu dois accomplir, c'est de faire connaître à la Terre entière ce savoir que tu découvres chaque jour dans un recoin de ta cabane. Quand tu lis, tu inspires, quand tu expires, le monde comprend.
Tu ne connais pas de jouissance sexuelle, ton unique jouissance, c'est le progrès de l'Humanité. Tu n'as pas faim, ton unique nourriture est le savoir dont tu t'enivres chaque jour. Tu travailles sans relâche au service du monde, qu'il fasse jour ou qu'il fasse nuit. Tu ne connais pas la fatigue, tu ne guettes pas la mort : tu sais qu'aucun repos ne te sera accordé tant que tu ne te seras pas acquitté de ta tâche.
Un jour, le soleil se lève, éclairant la Terre avec une force inhabituelle. Tu es debout sur une estrade infinie. Au milieu exact de l'estrade, un micro seulement. Le public, c'est le monde, l'Humanité entière qui s'est rassemblée dans une plaine immense. Car elle sait que toi, le chercheur, a enfin trouvé le trésor qu'il cherchait : la Vérité. Tu ignores le pouvoir, une seule chose t'importe : le devoir.
D'une main assurée, tu tiens un livre démesuré, contenant plus que la somme de tous les livres, et dont la Bible n'est plus qu'une infime partie. Dans un silence tonitruant, chaque homme attend. Enfin, le vent se lève, ouvre le Livre à la première page, et tu en commences la lecture. Chaque homme te comprend, car tu parles une langue universelle, celle de la Vérité. Les hommes ne te voient plus, ni toi, ni même le reste de l'assistance : ils ne font plus qu'écouter. Ils sont éblouis par ton visage, d'une telle blancheur qu'il est impossible d'en distinguer les traits. Chez chacun de ces hommes, le corps est figé, mais l'esprit jubile. Pas un seul n'a manqué à l'appel : c'est un rendez-vous que l'Humanité ne pouvait manquer.
Lorsque enfin tu prononces le dernier mot du livre, les hommes comprennent enfin pourquoi ils sont là, d'où ils viennent, à quoi ils sont destinés. De tous les livres, de tous les discours ils ne retiennent que celui-là. La philosophie, la psychologie, l'Histoire, la religion n'ont plus raison d'être. Grâce à ton travail acharné, grâce à la Vérité qui leur a montré le chemin, les hommes ont enfin trouvé Dieu.
Toi, tu ne L'as pas trouvé, et tu ne Le cherches même pas. Tu rentres seul chez toi, harassé, contemplant sur le chemin ces montagnes que désormais, chaque homme pourrait aplanir. Tu t'allonges sur le sol de ta cabane à présent vide, et te laisses emporter par la vague de l'éternité.

Villepin ne doit pas céder

C'est avec soulagement que j'ai lu ce matin dans le journal la décision de l'UMP de soutenir le gouvernement. Villepin ne doit pas céder, car céder sur le CPE serait un signe de la faiblesse de la démocratie.

Regardez, écoutez les témoignages des jeunes qui manifestent presque quotidiennement. Ils contestent, ils incarnent la pression de l'opinion. Mais cette pression de l'opinion, dans une démocratie, doit s'exercer dans les urnes, pas sur le pavé. Ou alors, le parlement, le gouvernement n'ont plus de légitimité. Céder à cette pression antidémocratique, c'est céder à un pouvoir anarchique, sans contrôle, sans encadrement, c'est le faire primer sur le pouvoir des urnes. Depuis 25 ans maintenant, ou même depuis mai 68 et le départ du Général de Gaulle, les urnes n'ont plus autorité. A quoi bon aller voter si ce vote n'est pas respecté? disent les Français.

Il se trouve que paradoxalement, c'est la catégorie de Français la plus réfractaire au vote citoyen : les jeunes, qui sont les plus enclins à battre le pavé. Cela discrédite leur action.

Le renouveau doit venir de la fermeté. La fermeté doit s'exercer dans l'autorité de l'Etat. Villepin ne doit pas céder

samedi 18 mars 2006

Manifestation contre le blocage des universités

DIMANCHE SUR LE PARVIS DE L'HOTEL DE VILLE de 13H à 15H

                  

Je tiens à préciser que cette manifestation doit réunir, non seulement les partisans du CPE, mais surtout tous ceux qui souhaitent que la démocratie puisse s'exercer dans les universités françaises. Que l'on soit contre une loi votée par un parlement élu par la majorité des français ne doit pas être un motif pour empêcher les étudiants de travailler.
Ainsi, ce rassemblement ne doit pas apparaître comme étant un mouvement de soutien du gouvernement, mais plutôt comme un encouragement à faire exercer la démocratie dans les universités, sans tenir compte de la démagogie de certains recteurs, ou de la nostalgie de quelques soixante-huitards.
Si le gouvernement venait à céder sur le CPE, ce serait un signe de la faiblesse de la démocratie française, incapable de faire respecter la volonté de la majorité. Une démocratie exploitée par des syndicats politisés/politisants soutenus par une opposition hypocrite, qui participent au discrédit complet du système français.

vendredi 17 mars 2006

L'amour de la masse

Il semble qu'on ait oublié une dernière conséquence de l'abolition du service militaire. L'armée d'autrefois, l'armée de Napoléon, cette formidable marée humaine au service d'un seul idéal fait certes peur, mais attire énormément. Qui n'a pas ressenti lors d'un grand rassemblement ce serrement du ventre qui fait oublier notre existence propre, remplacée par la masse qui contrôle désormais tout. Les lycéens et étudiants ne se rassemblant certainement pas par conviction pour la plupart, on peut mettre la multiplication des manifestations sur le compte du besoin d'être ensemble, peut-être d'ailleurs parce que l'on est perdu dans la société.
Les jeunes manquent de repères, manquent d'idéaux, et ne trouvent de salut que dans l'oubli de leur individualité pendant une manifestation.
La masse est un outil puissant, aisément manipulable, mais cette puissance peut être utilisée de manière positive si elle est canalisée. Ainsi, lors du dernier meeting de l'UMP où je me suis rendu Porte de Versailles, je me suis moi-même surpris à applaudir debout sans même comprendre pourquoi, porté par le rythme et la tonalité de la voix de Nicolas Sarkozy. La rhétorique dans toute sa puissance.
Et comme j'entends déjà des accusations de fascisme, je rétorquerai tout simplement que De Gaulle, grand orateur, meneur de foules, dont beaucoup pensaient qu'il se muerait en dictateur, s'est avéré être le plus grand républicain du 20è siècle.

mercredi 15 mars 2006

Si vous voulez consulter le début de mon blog

http://spaces.msn.com/brunocazelles

Au fond de l'inconnu, pour trouver du NOUVEAU

Commencer par un vers de Baudelaire, ça promet.
J'ai enfin trouvé un hébergeur de blogs qui ne m'a pas l'air trop mal.. Certes, un peu orienté politiquement, mais qui a le mérite de ne pas être bourré de pubs comme tous les autres.
Donc le 15 mars est un grand jour. C'est la date de l'assassinat de Jules César, de l'abdication de Nicolas II, de la proclamation du troisième Reich. Bref, vous l'aurez compris, elle a été choisie par hasard, quand j'ai visité quelques sites de pétition contre le blocage des universités.
Ce blog est né malgré lui dans un bain de politique, j'espère qu'il mourra dans une mer de philosophie...